Piergiorgio Bucci au sommet

Piergiorgio Bucci au sommet

L’Italien Piergiorgio Bucci a remporté dimanche le Rolex Grand Prix de la Ville de La Baule, bouquet final du Jumping international de La Baule – Officiel de France. Le Suisse Martin Fuchs et le Français Julien Épaillard complètent le podium d’une épreuve de très grand standing.

L’Italien Piergiorgio Bucci (n°22 mondial) n’est pas décidé à descendre de son nuage. Deux semaines après avoir remporté le Rolex Grand Prix de Rome avec Pallieter VD N.Ranch, l’expérimenté cavalier de 50 ans a récidivé ce dimanche dans le Rolex Grand Prix Ville de La Baule, étape des Rolex Series, circuit qui rassemble sept des événements équestres les plus respectés au monde (La Baule, Rome, Dinard, Wellington, Falsterbo, Bruxelles, Dublin). Cette fois avec Hantano, hongre KWPN de 14 ans, qui devrait l’accompagner aux Championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, dans deux mois. Il succède à l’Allemand Daniel Deusser (Otello de Guldenboom) et devient le second italien à inscrire son nom au palmarès baulois après Giogio Nuti en 1985 (Impedoumi).

Comme pour toutes les principales épreuves de cette édition 2026 du Jumping international de La Baule, il aura fallu attendre l’ultime parcours pour connaitre le nom du vainqueur. Dans ce Rolex Grand Prix Ville de La Baule dessiné par le chef de piste Grégory Bodo, disputé sous un chaud soleil, Bucci était le dernier des sept barragistes à se présenter au cœur du stade François André. Avant lui, un seul sans faute, celui du Suisse Martin Fuchs (n°27) et de Conner Jei. « En voyant le parcours de Martin sur l’écran géant, je pensais qu’il avait fait un temps difficilement battable, confie l’Italien. Mais je ne pars pas pour être battu. Je voulais gagner et j’y croyais d’autant plus que le dessin du barrage m’était plutôt favorable avec deux virages à gauche très serrés. Je suis très heureux de cette victoire pour mon cheval. Il me donne tellement. Il méritait une victoire dans un concours de cette dimension, parmi les plus grands événements au monde. Et puis il y a ce public vraiment exceptionnel qui nous donne toujours une motivation supplémentaire. Les spectateurs connaissent l’équitation et encouragent tous les cavaliers, même les étrangers. C’est magique. » 

Déjà deuxième samedi du Derby Demeures de Campagne (derrière son compatriote Steve Guerdat, lui aussi le dernier à s’élancer), Martin Fuchs, premier barragiste à s’élancer, a de nouveau cru à la victoire. « Pendant dix minutes j’ai été très frustré, confesse-t-il. Mais j’ai vite basculé dans la satisfaction de cette deuxième place dans un de mes concours préférés de l’année. J’aurais aimé gagner bien sûr mais Piergiogio a bien joué et a fait un super barrage. »

 

La grande satisfaction de Julien Épaillard

Vainqueur vendredi de la Coupe des Nations Barrière avec l’équipe de France (associé à Nina Mallevaey, Antoine Ermann et Olivier Perreau), avec deux sans fautes de Fringan de Vesquerie, Julien Épaillard (n°11), médaillé de bronze par équipes aux Jeux olympiques 2024, champion de France il y a quelques semaines ou encore vainqueur de la finale Coupe du monde 2025, affichait un large sourire avec sa troisième place (une faute en barrage mais le chrono le plus rapide). « Tout d’abord merci à toute l’organisation, souligne-t-il. On a passé une semaine formidable que ce soit humainement ou pour l’accueil des chevaux. Tout était parfait. J’étais venu pourvoir où j’en étais avec mon cheval et c’est évidemment positif. Il a bien tenu toute la semaine avec une seule faute dans le barrage d’aujourd’hui et c’est de ma faute car j’aurais dû remettre une foulée. J’en ai appris beaucoup cette semaine et ça laisse j’espère présager de belles choses pour la suite. » Nicolas Delmotte et Urvoso du Roch, vainqueurs en 2021, restent les derniers Tricolores au palmarès.

 

CSI 1* : Le Grand Prix Range Rover pour Jeanne Rossez

Quatre couples se sont qualifiés pour le barrage du Grand Prix Range Rover (1,35 m), dernier acte du CSI 1*. Plutôt habituée aux épreuves de concours complet, Jeanne Rossez a été la plus rapide avec N Dayclic de la Bérangerie. « J’étais plutôt venue dans l’idée de gagner le Derby de samedi (6e), et je ne m’attendais pas à gagner le Grand Prix, c’est la bonne surprise. En plus je sors d’une fracture de la clavicule et le cheval n’était sorti que deux fois cette année. Il appartient à Marine Durand qui me le confie depuis 5 ans. Il est arrivé pour faire du complet. Le feeling est bien passé entre nous deux et c’est devenu un chouette compagnon pour le jumping en parallèle du complet. C’est notre première victoire ensemble. » L’Irlandais Gavin Harley (Liverpool SFN) est deuxième, Bastien Bauer (Imperial de Semilly), troisième.

Dans le Prix Tomate Jouno (1,15 m, avec barrage), en selle sur Helectre du Bodery, Carlotta Sacchetini s’est montrée la plus rapide des six double sans fautes, 11 centièmes devant Lola Courbet (Banzai de l’Abbaye) et Nathalie Moussouteguy (Casoar des Sarthes).

Le Prix Emma Pâtisserie (1,25 m, avec barrage) a souri à Camille Fuzeau Thomas sur Emingway. Souvent deuxième comme lors du Grand Prix l’an dernier, elle devance cette fois de 38 centièmes Chloé Morin (Frimeur du Lirot) et Agathe Bellest (Vaillant de la Bauche).