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Coupe des Nations – Ville de La Baule : victoire de la Belgique, la France 2e

Les tribunes du stade François André étaient combles ce vendredi, jour de la Coupe des Nations – Ville de La Baule. Et le spectacle a été à la hauteur des attentes des spectateurs : il y a eu du grand sport, du suspense et beaucoup de joie.
La joie de l’équipe de Belgique d’abord, qui, dix ans après, a de nouveau inscrit son nom au palmarès de la Coupe des Nations au terme des deux manches de l’épreuve. Une victoire acquise de main de maître grâce notamment à Grégory Wathelet, auteur d’un double sans-faute avec Nevados S. Niels Bruynseels et Cristel et Jérôme Guéry et Quel Homme de Hus ont eux aussi apporté leur pierre avec chacun un sans-faute. Au final, les Belges n’ont totalisé que 8 points de pénalité.

La joie de l’équipe de France ensuite, qui peu avantagée par le tirage au sort puisqu’elle partait en numéro 1, s’est placée en embuscade dès la première manche avec une 3e place ex aequo avec l’Italie et la Suisse après un sans-faute de Mégane Moissonnier et Cordial. En deuxième manche, la jeune cavalière et son étalon ont eu moins de réussite (8 points de pénalité) mais deux des piliers de l’équipe, Simon Delestre et Cayman Jolly Jumper et Kevin Staut et Visconti du Telman, ont assuré un sans-faute. Avec un total de 12 points, les Bleus ont assuré une belle 2e place et reçu une véritable ovation d’un public totalement acquis à sa cause.

Deuxième après la première manche, le Canada finit l’épreuve avec 12 points également, mais a été un peu moins rapide que la France et prend finalement la 3e place.

ILS ONT DIT

Pierre de Brissac, président du Jumping international de La Baule – Officiel de France
« On a vu du beau sport aujourd’hui. Un sport d’excellence, représenté naturellement par les vainqueurs belges, mais également par toutes les autres équipes. La Baule c’est l’excellence, c’est le sport, c’est la Coupe des nations, c’est l’Officiel de France et on est encore une fois particulièrement heureux d’accueillir et de féliciter une équipe aussi brillante que la Belgique. »

Franck Louvrier, Maire de La Baule-Escoublac
« Comme vous avez pu le voir ou le ressentir, cette édition est exceptionnelle, exceptionnelle par rapport à l’année dernière évidement où nous avions encore cette période de covid. Exceptionnelle aussi car on a eu un souhait commun avec Pierre de Brissac, la Fédération Française d’Equitation, la Ville de la Baule et le Conseil régional des Pays de la Loire, de voir « upgrader » ce rendez-vous international et je pense que cet évènement est aujourd’hui unique par le fait que cette édition ne ressemble à aucune des précédentes. On est ravis d’avoir encore investi cette année, notamment dans la rénovation des tribunes. »

Grégory Whatelet (Nevados S)
« Tout d’abord première chose avant de parler de mon parcours, quel endroit, quelle ambiance, quel public ! Rentrer sur cette piste est juste incroyable, tout le monde sera d’accord avec moi pour le dire : on n’a pas souvent cette ambiance-là. Donc c’est juste un sentiment qui est remarquable. Le chef de piste a monté un parcours très technique, délicat, mais vraiment agréable à monter. On n’a pas vu les chevaux je pense, aller trop à l’effort, c’est vraiment ce qu’il fallait. Après pour nous, on a vraiment une équipe qui est solide, j’ai essayé de faire mon boulot d’ouvreur. Niels et Wilm ont fait un super job aussi. Tout le monde a participé, tout le monde a été là quand il le fallait, donc je pense que cette victoire est amplement méritée par toute l’équipe. »

Jérôme Guéry (Quel Homme de Hus)
« Je rejoins déjà Grégory par rapport à l’atmosphère, le concours de la Baule, est un concours important, c’est quelque chose que je prépare et où on a tous envie de briller. l y avait dix ans qu’on n’avait pas gagné la Coupe, donc on va pouvoir remettre la Belgique sur le tableau. On est très, très heureux, l’atmosphère était très particulière, ici on se sent emporté par le public français qui supporte tout le monde, on a vu qu’ils nous ont soutenu jusqu’au bout. »

Niels Bruynseels (Cristel)
« J’ai de la chance car mes collègues ont déjà tout dit, ils sont efficaces. En tout cas c’était un très bel effort d’équipe, ravi d’être là. La dernière fois que nous avons gagné c’était il y a dix ans avec Grégory. C’est la première que je fais la Coupe des nations, donc ce n’est pas si mal. J’ai fait une faute un peu bête, mais en tout cas je suis ravi et j’espère revenir encore et encore. »

Wilm Vermeir (Iq Van Het Steentje)
« C’est ma première fois à la Baule, je ne devais pas venir et j’ai appris la nouvelle trois semaines avant, je suis super content d’être là et c’est une expérience formidable. En effet, je connais mon cheval parfaitement et le bruit c’est assez compliqué pour lui. »

Peter Weinberg, chef d’équipe
« Je suis Allemand et je suis déjà venu ici avec l’Allemagne avec qui j’ai déjà gagné la Coupe des nations. Je suis content de gagner une nouvelle fois avec les Diables Rouges. J’ai mis en place cette stratégie de mettre Grégory en premier, si jamais il y avait barrage, car le cheval est le plus rapide et cela lui permettait de récupérer. Concernant le parcours, félicitations à Grégory, c’était un beau parcours, qui était un peu technique, il fallait un bon cheval intelligent, mais également un bon cavalier. »

Grégory Bodo, chef de piste
« L’idée de ce parcours était en priorité de préserver des chevaux qui vont courir le Rolex Grand Prix – Ville de La Baule de dimanche et de proposer une coupe qui alliait la technique et la réflexion pour le cavalier. Ça c’est très important pour moi. On a assisté aujourd’hui à un parcours qui n’était pas excessif dans les cotes et dans les hauteurs, mais davantage basé sur quelque chose de délicat. »