communiqué de presse n°20, (06/05/2000)
Le Grand Prix, chrono et contraintes
Pour la construction de la piste du Grand
Prix Jump CCF ville de La Baule de l'Officiel de France qui se courra ce jour, Serge
Houtmann a dû tenir compte de plusieurs contraintes :
" nous sommes en année olympique, ce qui veut dire que nous devons proposer aux
cavaliers des combinaisons qu'ils sont susceptibles de rencontrer à Sydney. Alors que je
n'ai pas l'habitude de placer des obstacles derrière l'eau, j'installe ici un droit à
six foulées de la rivière. Second paramètre important, le temps. Palacios, qui sera le
chef de piste des Jeux, aime à proposer des temps impartis très courts (au delà du
temps imparti, les cavaliers prennent des points de pénalité, un quart de point par
seconde de temps dépassé, ndlr). C'est ce que je fais aujourd'hui sans toutefois en
faire une épreuve de chasse. La tendance actuelle est à resserrer les temps pour
travailler sur les réflexes des chevaux. Et c'est vrai que dans la façon d'appréhender
un parcours, cela change tout. Troisième paramètre, l'aspect des obstacles. L'atout de
La Baule, entre autres, est de disposer de très beaux obstacles originaux. C'est un plus
qui me permet de montrer de nouveaux obstacles aux chevaux, des obstacles voyants,
spéciaux, surprenants, d'un type qu'ils rencontreront forcément à Sydney. Je pense par
exemple à la 'Planche à Voile', que je n'ai pas installé vendredi à cause du vent mais
qui sera sur le Grand Prix. "
Le chef de piste doit également construire en fonction de la qualité des chevaux et du
niveau général : " On peut considérer que l'on aura 30 à 40 très bons
chevaux sur 63 partants. Il s'agit de les départager, considérant toutefois que le
niveau général des chevaux s'est nettement amélioré ces dernières années, même si
la proportions de 'cracks' est la même, ce qui rend les plateaux plus homogènes. "
En revanche pas question cette année de 'petits pièges' qui aident à départager sur
les Grand Prix classiques " Ici les chevaux sont inquiétés par les obstacles le
long de la grande tribune, et par les combinaisons placées dans la largeur. Il s'agit de
ne surtout pas faire rater ce Grand Prix à un bon cheval parce qu'il a été surpris ou
effrayé. Cela étant dit, les vrais bons ce sont ceux qui n'ont peur de rien et qui
passent partout ; les guerriers. "
Une piste qui sera donc bien différente de celle de lundi, dans la Coupe des Nations CCF
où il faudra construire plus facile pour permettre aux nations moins fortes de pouvoir
faire le tour. " Une trop grande difficulté ne serait pas une bonne leçon pour
les chevaux. Le règlement FEI n'impose que deux droits à 1.60 m. dans un CSIO **** comme
ci. Je n'en tiendrais à cela pour les 'gros' obstacles. Il ne s'agit plus de sortir le
meilleur cavalier, comme dans le GP, mais la meilleure équipe, et elles ne sont pas
toujours homogènes. "