communiqué de presse n°14, (05/05/2000)
Des équipes expérimentales
Si l'on fait abstraction de l'Allemagne -qui a délégué une équipe "C" et de l'Italie -qui n'est pas qualifiée pour Sydney-, une analyse de la liste des engagés de cet Officiel de France montre que les Fédérations entament leurs prospectives olympiques à La Baule.
Déjà pratiquement définie pour les J.O
(Melliger-Calvaro, Fuchs-Tinka's Boy, Lesley McNaught-Dulf et Mändli-Pozitano), l'équipe
suisse qui sera une des favorites à Sydney, sera composée à La Baule de ses deux
piliers (Fuchs et Melliger). Ces derniers devraient courir avec leurs chevaux n°2 :
Cosima II pour le premier et surtout BB Nithard pour le second, qui reste sur une
impressionnante série de bons résultats internationaux. Urs Fäh, 5ème aux J O
d'Atlanta et Paul Freimüller, actuellement meilleur cavalier du classement individuel du
Trophée Samsung compléteront cette équipe trés compétitive.
La formation américaine, entièrement féminine, n'est pas à négliger. Elle sera
emmenée par Kathie Monahan-Prudent, vainqueur du Grand Prix de la Baule en 1997,
actuellement n°4 US. A ses côtés, on retrouve sa meilleure élève, Elise Haas (n°7),
que l'on verra avec Mr.Blue, mais également avec une jument à suivre de près,
l'excellent Zypria (une fille du Français Zeus) qui avait été très performante en
Europe sous la selle de l'allemand Dirk Haüser. Laura Kraut (n°17) vient pour sa part de
terminer à la seconde place de l'un des plus importants Grands Prix du circuit de
Floride.
La Belgique présente pour sa part trois "olympiables", même si son leader,
Ludo Phillippaerts est privé de RBG Otterongo au repos Derrière la Suisse et
l'Allemagne, l'équipe belge détient cette année une chance sérieuse d'accrocher une
autre médaille aux côtés de celle de bronze glanée aux Jeux de 1976. L'équipe des
Pays-Bas présente à La Baule n'est pas loin d'être optimale. Son leader, Jos Lansink,
revient avec Carthago Z, l'étalon vainqueur du Grand Prix ici en 1998. Cette formation se
distingue par le retour au premier plan de Piet Raymakers (champion d'Europe par équipe
ici avec la grande Ratina Z) et d'Albert Voorn. Angélique Horn, la fille de l'ancien
entraîneur national Hans Horn, confirme sa titularisation en équipe nationale
Michael Whitaker, avec l'un des meilleurs chevaux français du circuit international,
Ashley, un fils de Le Tot de Sémilly, pilotera une équipe parmi laquelle il faut
chercher le quatrième homme pour Sydney , Tim Stockdale, Andrew Davies ? L'enjeu est à
peu près identique en ce qui concerne le Brésil pour épauler Rodrigo Pessoa après
l'historique médaille de bronze à Atlanta. Baloubet profite d'un repos bien mérité et
Rodrigo sera à la Baule à pied en tant que chef d'équipe.
L'Espagne et le Japon présentent pratiquement leurs futures formations olympiques. Le
public baulois retrouvera avec plaisir son 'chouchou' japonais, Ryuma Hirota dont les
courbettes font le bonheur des spectateurs. On verra également Vicomte du Mesnil, le
cheval préparé par Patrice Delaveau et monté par Takeshi Shiraï. L'Espagne sera
conduite par Fernando Sarasola et son fils de Zeus (encore), Ennio, qui avait, entre
autres, gagné le Grand Prix du Champ de Mars en 1996.
Dans cet environnement, l'équipe de France est tout à fait dans la tendance avec une
équipe expérimentale autour d'un pilier, Thierry Pomel et son solide Thor des Chaînes,
d'un cavalier d'expérience, Eric Navet, mais avec un jeune cheval, Dollar du Murier (cf.
notre interview). Deux "jeunes" couples complètent la formation des Bleus:
Jacques Bonnet qui après sa deception européenne a énormément travaillé cet hiver
avec l'étalon national Apache d'Adriers HN, et Fabrice Dumartin qui nous avait annoncé
le retour en grande forme d'Allegretto l'a confirmé en enlevant le Grand Prix de
Fontainebleau.