Le Jumping International de France
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Le Jumping International de France : Epreuves Handisport Cap Atlantique :
Laétitia Bernard : « J’aime les sensations du CSO »



Journaliste à Radio France depuis 2007 et aveugle de naissance, Laetitia Bernard est présente au Jumping International de France à deux titres : comme journaliste bien sûr, mais aussi comme concurrente dans les épreuves handisport Cap Atlantique de La Baule.


« J’ai commencé à monter à cheval à l’âge de 13 ans », raconte-t-elle. « J’avais fait une activité poney avec l’école quand j’étais toute petite et j’avais gardé ça dans un coin de ma tête. J’ai commencé le judo, mais ça ne me plaisait pas et je voulais changer. C’est là que j’ai pensé à l’équitation. Mes parents, qui ne sont pas du tout de la partie, m’ont inscrit dans le poney-club proche de chez nous et j’ai eu la chance de tomber sur une monitrice qui m’a tout de suite considérée comme une cavalière comme les autres », poursuit cette jeune femme pleine de vie. Très vite, Laetitia a progressé, passé ses galops et a commencé à sortir en compétition. « Au début, je faisais surtout du dressage, qui est d’ailleurs la seule discipline paralympique, mais les règles ont changé et ça m’a énervée ! Au lieu de se dérouler en manège, les concours ont lieu désormais en carrière et il est arrivé que mon cheval saute la lice ! » Laetitia a donc opté pour le saut d’obstacles. « J’aime les sensations que cela procure. Je sors en concours le plus souvent possible, en valide ou en handisport, mais ce n’est pas toujours facile. Disons qu’une fois par mois, c’est le top ! Mais je dois m’entraîner plusieurs fois par semaine. » Le souci de Laetitia pour l’instant, c’est de trouver un cheval. « Le mien est trop vieux et pour l’instant, je ne lui ai pas trouvé de remplaçant. » Ici, à La Baule, elle est venue avec un cheval prêté par l’UCPA de Bois-le-Roi, mais elle continue ses recherches. « L’idéal c’est de trouver un cheval qui a déjà fait du club, comme ça il a l’habitude de suivre. » Car évidemment, les cavaliers mal-voyants et aveugles montent leur parcours précédé d’un guide. « Il faut le faire avec un bon cavalier. Souvent, ce sont des camarades du circuit comme Bruno Arnoux qui me servent de guide, et quand c’est possible, c’est Michel Robert qui monte avec moi. » Ravie de concilier métier et passion, Laetitia aime La Baule. « Les sensations sont fortes dans le stade François-André ! L’acoustique est incroyable et je m’y sens plus à l’aise depuis la réfection du terrain. En revanche, ici ce qui est terrible, c’est le vent ! J’ai souvent du mal à comprendre ce que me dit mon guide. » Quant à la technique pour aborder chaque obstacle : « On ne saute pas très haut, donc on n’a pas besoin de recaler le cheval. En fait, il faut rester tout le temps au contrôle, garder un rythme régulier et tu suis ! »



Crédits photos psv-Jean Morel
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