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  DERBY DES PAYS DE LA LOIRE
 

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SAMEDI 16 MAI 2009
  Epreuve n°8
DERBY DE LA REGION DES PAYS DE LA LOIRE

Barème A au chrono
Dotation 50 000 €
 

27 avril 2009
Derby Pays de la Loire, les Pays de la Loire en selle !

Le Derby, une saveur à part

Un jour de Derby n’est pas tout à fait un jour comme un autre. Comme depuis de nombreuses années, l’épreuve de La Baule, l’une des dernières de ce type sur la planète, va une fois de plus faire monter la température en Pays de Loire.

Derby

Ils sont une espèce en voie de disparition. Une espèce dont on dira peut-être dans quelques années en les évoquant en pleine séquence nostalgie que « c’était le bon temps ». Avec des étoiles dans les yeux et des trémolos dans la voix. Et chacun de se souvenir des grands cavaliers et des grands chevaux qui un jour ont marqué l’histoire des Derbys. On reverra les images de Michel Hécart et Thats Life, vainqueurs ici en 2006 et 2008, de Michel Robert, lauréat en 2007 avec Koro d’Or. On ressortira aussi les photos des Pessoa, Nelson et Rodrigo, tous les deux gagnants à plusieurs reprises de ce prestigieux rendez-vous. Et de bien d’autres qui un jour ont fait se lever le public baulois comme Pierre Jonquères d’Oriola sur Lutteur (1965), un an après son sacre olympique à Tokyo. C’était encore l’époque où le Derby constituait l’épreuve phare du week-end et où les cavaliers prenaient le départ avec leur cheval de tête. Le programme dense des compétitions, la Coupe des Nations du vendredi et le Grand Prix du dimanche ont quelque peu changé la donne. Mais l’émotion demeure toujours bien présente.
Car c’est un fait, ces épreuves qui ravissent les adeptes du cross en concours complet, sont à part dans le monde du saut d’obstacles. Les organisateurs du Jumping International de France l’ont bien compris et font perdurer cette tradition. Pour le plus grand plaisir de tous, cavaliers, spectateurs et chevaux. Que grâce leur soit rendue !

Cette année encore, là-bas en face de la tribune principale du stade François-André, quelques spectateurs malins seront une fois de plus placés juste derrière le grillage et la haie, aux premières loges, pour voir les différents concurrents de ce Derby de la Région des Pays de la Loire gravir la petite butte, franchir les deux obstacles sur bidet en haut du talus avant de filer vers le gué. Deux minutes trente d’effort (soit environ une minute de plus qu’un Grand Prix traditionnel), plus de vingt-cinq sauts répartis sur les 1100m du tracé.
Les spectateurs du Derby de La Baule sont incontestablement des privilégiés au même titre que ceux de celui d’Hickstead en Grande-Bretagne, où depuis plus de cinquante ans, près de 20 000 spectateurs se pressent aux abords du « Devil’s Dyke » (la digue du diable) ou du « Derby Bank » dont les couples sortent par la descente à 60° d’un talus de plus de trois mètres ; un derby tracé avec la volonté de reproduire les différents obstacles susceptibles de se dresser lors d’une balade à cheval dans la campagne avec haies, rivières ou autres barrières. Même esprit à Hambourg, le troisième Derby au monde.
« Le Derby de La Baule est une référence, explique Michel Robert. C’est un nom qui raisonne dans la tête des cavaliers. Il faut un cheval courageux, respectueux, qui va vite et qui n’a pas peur des obstacles naturels. Ça me rappelle un peu ma période de concours complet (participation aux Jeux de Munich en 1972 avec l’équipe de France de concours complet dont il fut champion de France en 1970). C’est une autre façon de gérer le parcours. Cela nécessite d’avoir le sens du galop. »
Depuis trois ans, la France a posé son empreinte sur l’épreuve. Nul doute que les cavaliers tricolores au départ auront à cœur de perpétuer la… tradition.

 
Crédits photos psv-Jean Morel
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